Suis-je alcoolique ? Une auto-évaluation honnête en ligne
Se poser la question est déjà un signe de lucidité. Comprends les critères de l'AUDIT, la limite entre habitude et dépendance, et fais le test gratuit.
Par l'équipe AddictionFree · Contenu informatif, ne remplace pas un avis médical.
Se demander « est-ce que je bois trop ? » n’est pas un aveu de faiblesse. C’est un signe de lucidité — et souvent, c’est le meilleur moment pour agir, avant que l’habitude ne s’installe pour de bon.
Il n’y a pas de réponse en noir et blanc. Entre « boire normalement » et « être alcoolique », il y a tout un dégradé. Ce qui compte, ce n’est pas l’étiquette : c’est la relation que tu as avec l’alcool.
Les questions qui comptent vraiment (l’AUDIT)
L’outil le plus utilisé au monde pour ça s’appelle l’AUDIT (de l’OMS). Trois questions en résument l’essentiel :
- À quelle fréquence bois-tu de l’alcool ? (jamais → tous les jours)
- Combien de verres un jour où tu bois ? (1-2 → 7 et plus)
- À quelle fréquence bois-tu 6 verres ou plus en une occasion ?
Ces trois-là (l’« AUDIT-C ») donnent déjà un bon repère du niveau de risque. Le questionnaire complet ajoute des signaux d’alerte : ne plus réussir à s’arrêter une fois commencé, avoir besoin de boire le matin, culpabiliser, ou que l’entourage s’inquiète.
Habitude ou dépendance : où est la ligne ?
Quelques signaux qui font pencher vers la dépendance plutôt que la simple habitude :
- Tu bois plus que prévu presque à chaque fois.
- Tu penses à l’alcool dans la journée, tu attends le moment.
- Tu as déjà essayé de réduire sans y arriver durablement.
- Arrêter, même un soir, te rend irritable ou anxieux.
- Ta consommation a un impact (sommeil, travail, relations) que tu minimises.
Si plusieurs de ces points te parlent, ça ne fait pas de toi « un alcoolique » au sens dramatique du terme — ça veut dire que ton cerveau a appris une habitude forte, et qu’un cadre pour la désapprendre t’aidera plus que la seule volonté.
⚠️ Important : si tu bois beaucoup tous les jours, ne t’arrête pas brutalement tout seul. Le sevrage alcoolique peut être physiquement dangereux et doit être encadré par un médecin.
Fais le point, maintenant, en privé
Notre test gratuit s’inspire de l’AUDIT. En 6 questions, 2 minutes, tu obtiens ton niveau et un plan adapté — anonyme, sans carte bancaire, rien n’est enregistré tant que tu ne crées pas de compte. Personne n’a besoin de le savoir : c’est juste pour toi, pour y voir clair.
Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Si l’alcool te préoccupe, un médecin généraliste est un excellent premier interlocuteur, sans jugement.